Evolution du tampon dans le temps

un scellé employé par la Police

Le tampon encreur n’est pas le simple objet que l’on croit, immuable depuis la nuit du temps. Il a en effet évolué, même si son usage des Assyriens, en passant par les marchands Vénitiens jusqu’aux responsables de la NASA, est resté quasi identique : identifié et authentifié. Dans ce post nous partirons de l’Orient aux origines du tampon, puis nous verrons la fulgurante révolution due au caoutchouc.

De l’argile au papier

Le plus ancien tampon trouvé à ce jour remonte à 4 000 ans avant J-C, il a été trouvé en Mésopotamie. C’est un petit cylindre-sceau, généralement en roche ou métriau dur. La personne qui souhaitait authentifier un document ou sceller une jarre, utiliser ce petit outil qui laissait une empreinte en relief sur l’argile humide.

Charles Mavelot ou Armand Desmarets de Saint-Sorlin, maîtres Ecrivains et Graveurs du 17 ème siècle, furent experts en gravure mais aussi en monogrammes, lettres entrelacés représentants les initiales du porteur. Il s’utilise plus comme un sceau à encre, mais peuvent être aussi en relief sur des matières durcissables comme la cire à cacheter ou l’argile humide. L’étude des sceaux et de leur usage est appelée sigillographie. Il faut noter que les sceaux à encre, ancêtres de nos tampons, était plus usités en Asie du fait du papier, inventé durant l’Antiquité en Chine.

Les cachets postaux sont apparus à la fin du Moyen Âge, bien avant l’introduction de l’affranchissement préalable par un timbre-poste. Elles ont été initialement utilisées pour permettre l’encaissement du prix du transport à l’arrivée (Port dû), ou pour constater son affrachissement au départ.

Un poêle qui révolutionna le tampon

Depuis Gutenberg et les Maîtres Graveurs, le sceau conserva sa valeur juridique et le tampon se développa dans l’administration et le commerce, sans toutefois connaître d’innovation majeure.

Au 19ème siècle, une tentative d’amélioration grâce au caoutchouc échoua du fait des caractéristiques mécaniques de la matière, alors trop molle et qui ne conservait pas les formes. L’évolution majeure, dans le domaine du tampon, date de 1839. Charles Goodyear a trouvé le moyen de vulcaniser le caoutchouc, c’est-à-dire rendre le caoutchouc dur afin qu’il garde définitivement la forme imposée lors de la vulcanisation. C’est ainsi qu’il inventa la version rigide du caoutchouc, qui restait l’élément indispensable pour garantir la pérennité et l’intégrité de l’empreinte.

un scellé employé par la Police
un scellé employé par la Police

Cette innovation et les suivantes, comme le châssis métallique, la cassette d’encre ou les matériaux synthétiques, vont changer le paysage du tampon et des cachets d’entreprise. Dès lors le sceau perd sa qualité juridique de signature, même si la justice ou autres s’en servent pour « sceller » documents, colis ouverts, compteurs d’eau ou scènes de crime. Le tampon produit en série devient également personnalisable pour s’adapter à tous les usages.

Qui n’a pas reçu son lot de tampons en plastique quand il était petit – affront à votre sens artistique naissant pour sûr ? Mais c’est aussi la solidité des tampons d’entreprise Reiner ou l’impertinence de la Tamponneuse, startup née de l’alliance subtile avec un artiste, le Tampographe Sardon. L’espace créatif et artistque s’est aussi attaché à remettre le tampon au goût du jour avec le scrapbooking. Grâce au numérique et aux nouvelles technologies, le tampon peut encore nous surprendre.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s