Histoire du tampon si ne vous vous en tamponnez pas

Tampon en titane Samurain

Si le tampon encreur est devenu un objet commun et de tous les jours, on oublie souvent que cet outil d’entreprise a sûrement officialisé de son encre indélébile nombre de documents majeurs de notre Histoire. Nous lui rendons donc la politesse en nous intéressant brièvement aux origines de cet outil auparavant appelé « timbre » et à son évolution jusqu’à nos jours.

D’Est en Ouest, entre sceau et tampon

Le plus ancien tampon trouvé à ce jour remonte à 4 000 ans avant J-C, il a été trouvé en Mésopotamie. C’est un petit cylindre-sceau, généralement en roche ou métriau dur. La personne qui souhaitait authentifier un document ou sceller une jarre, utiliser ce petit outil qui laissait une empreinte en relief sur l’argile molle. Le tampon au Moyen Age alors correspond plus à un sceau. On peut toutefois distinguer les sceaux à encre, très utilisés depuis l’antiquité en Asie orientale et qui permettent de signer des documents de papier, et d’autre part les sceaux en relief qui impriment un motif sur une matière molle qui va durcir rapidement : argile humide, cire à cacheter chauffée à la flamme, plomb.
Au Moyen Âge, le besoin d’authentification des marchandises et des missives se développe dans le commerce et dans l’organisation administrative de l’Etat. Les timbres des cachet étaient gravés dans du bois, du liège, du métal… C’était un travail manuel laborieux, nécessitant une grande précision.

Tampons de loisir créatif
Tampons de loisir créatif

La révolution de la vulcanisation

Les siècles suivant ne virent pas de révolution majeure dans l’utilisation du sceau et du tampon. Gutenberg, bien avant l’obligation postale du marquage, usa du principe que l’on connait du tampon pour son imprimerie au 16ème siècle. Mais que cela soit pour tous ces systèmes d’encrage, le savoir-faire des graveurs était requis. Il fallut attendre le 19ème siècle et l’invention du caoutchouc pour une tentative d’innovation. Malheureusement cette matière se révéla trop molle et ne conservait pas les formes. L’évolution majeure, dans le domaine du tampon, date de 1839.

Sans aucun lien avec la marque éponyme, l’inventeur Charles Goodyear a trouvé le moyen de vulcaniser le caoutchouc, c’est-à-dire rendre le caoutchouc dur afin qu’il garde définitivement la forme imposée lors de la vulcanisation. C’est ainsi qu’il inventa la version rigide du caoutchouc, qui restait l’élément indispensable pour garantir la pérennité et l’intégrité de l’empreinte.

Cette innovation et les suivantes, comme le châssis métallique, la cassette d’encre ou les matériaux synthétiques, vont changer le paysage du tampon et des cachets d’entreprise. Dès lors le sceau perd sa qualité juridique de signature, même si la justice ou autres s’en servent pour « sceller » documents, colis ouverts, compteurs d’eau ou scènes de crime. Le tampon produit en série devient également personnalisable pour s’adapter à tous les usages. Reiner et Trodat sont ainsi devenus les principaux fabricants sur le continent européen, mais l’innovation ne s’est pas arrêtée.

Tampon en titane Samurain
Tampon en titane Samurain

La startup La Tamponneuse a ainsi fait le pari des tampons insolent pour s’attaquer à un marché plus jeune et décontracté. L’inkan fait aussi son apparition en Europe avec la Japan Pop Culture et peut être un objet magnifique comme le Samurain tout en titane, primé au Good Design Award. Malgré l’avènement du numérique et de la signature dématérialisée, le tampon reste et restera un objet sympathique, en lien avec notre enfance.

Evolution du tampon dans le temps

un scellé employé par la Police

Le tampon encreur n’est pas le simple objet que l’on croit, immuable depuis la nuit du temps. Il a en effet évolué, même si son usage des Assyriens, en passant par les marchands Vénitiens jusqu’aux responsables de la NASA, est resté quasi identique : identifié et authentifié. Dans ce post nous partirons de l’Orient aux origines du tampon, puis nous verrons la fulgurante révolution due au caoutchouc.

De l’argile au papier

Le plus ancien tampon trouvé à ce jour remonte à 4 000 ans avant J-C, il a été trouvé en Mésopotamie. C’est un petit cylindre-sceau, généralement en roche ou métriau dur. La personne qui souhaitait authentifier un document ou sceller une jarre, utiliser ce petit outil qui laissait une empreinte en relief sur l’argile humide.

Charles Mavelot ou Armand Desmarets de Saint-Sorlin, maîtres Ecrivains et Graveurs du 17 ème siècle, furent experts en gravure mais aussi en monogrammes, lettres entrelacés représentants les initiales du porteur. Il s’utilise plus comme un sceau à encre, mais peuvent être aussi en relief sur des matières durcissables comme la cire à cacheter ou l’argile humide. L’étude des sceaux et de leur usage est appelée sigillographie. Il faut noter que les sceaux à encre, ancêtres de nos tampons, était plus usités en Asie du fait du papier, inventé durant l’Antiquité en Chine.

Les cachets postaux sont apparus à la fin du Moyen Âge, bien avant l’introduction de l’affranchissement préalable par un timbre-poste. Elles ont été initialement utilisées pour permettre l’encaissement du prix du transport à l’arrivée (Port dû), ou pour constater son affrachissement au départ.

Un poêle qui révolutionna le tampon

Depuis Gutenberg et les Maîtres Graveurs, le sceau conserva sa valeur juridique et le tampon se développa dans l’administration et le commerce, sans toutefois connaître d’innovation majeure.

Au 19ème siècle, une tentative d’amélioration grâce au caoutchouc échoua du fait des caractéristiques mécaniques de la matière, alors trop molle et qui ne conservait pas les formes. L’évolution majeure, dans le domaine du tampon, date de 1839. Charles Goodyear a trouvé le moyen de vulcaniser le caoutchouc, c’est-à-dire rendre le caoutchouc dur afin qu’il garde définitivement la forme imposée lors de la vulcanisation. C’est ainsi qu’il inventa la version rigide du caoutchouc, qui restait l’élément indispensable pour garantir la pérennité et l’intégrité de l’empreinte.

un scellé employé par la Police
un scellé employé par la Police

Cette innovation et les suivantes, comme le châssis métallique, la cassette d’encre ou les matériaux synthétiques, vont changer le paysage du tampon et des cachets d’entreprise. Dès lors le sceau perd sa qualité juridique de signature, même si la justice ou autres s’en servent pour « sceller » documents, colis ouverts, compteurs d’eau ou scènes de crime. Le tampon produit en série devient également personnalisable pour s’adapter à tous les usages.

Qui n’a pas reçu son lot de tampons en plastique quand il était petit – affront à votre sens artistique naissant pour sûr ? Mais c’est aussi la solidité des tampons d’entreprise Reiner ou l’impertinence de la Tamponneuse, startup née de l’alliance subtile avec un artiste, le Tampographe Sardon. L’espace créatif et artistque s’est aussi attaché à remettre le tampon au goût du jour avec le scrapbooking. Grâce au numérique et aux nouvelles technologies, le tampon peut encore nous surprendre.

Du sceau signature au cachet d’entreprise sans valeur

Samurain inkan en titane

Du cylindre-sceau au tampon encreur à cassette d’encre

Croyant savoir ce qu’est un tampon encreur, on oublie souvent que cet outil d’entreprise a probablement scellé de son encre indélébile les plus importantes décisions de notre Histoire. Nous lui rendons donc la politesse en nous intéressant brièvement aux origines de cet outil auparavant appelé « timbre ».

De l’argile au papier

Le marquage du bétail existait déhà selon certaines études en Mongolie et en Inde 8 000 ans avant J-C; soit bien avant les tampons Mésopotamiens souvent cités comme référence. Il s’agit d’un cylindre-sceau que l’on roulait sur un contenant en argile afin de marquer des motifs en relief et notamment sceller le col des jarres.

Sceau cylindrique pour officiels religieux dans l'Antiquité
Sceau cylindrique pour officiels religieux dans l’Antiquité

Charles Mavelot ou Armand Desmarets de Saint-Sorlin, maître Ecrivain et Graveur du 17 ème siècle, est un expert en gravure mais aussi en monogrammes, lettres entrelacés représentants les initiales du porteur. Il s’utilise plus comme un sceau à encre, mais peuvent être aussi en relief sur des matières durcissables comme la cire à cacheter ou l’argile humide. L’étude des sceaux et de leur usage est appelée sigillographie. Il faut noter que les sceaux à encre, ancêtres de nos tampons, était plus usités en Asie du fait du papier, inventé durant l’Antiquité en Chine.

Les cachets postaux sont apparus à la fin du Moyen Âge, bien avant l’introduction de l’affranchissement préalable par un timbre-poste. Elles ont été initialement utilisées pour permettre l’encaissement du prix du transport à l’arrivée (Port dû), ou pour constater son affrachissement au départ.

Le hasard de Goodyear

Depuis Gutenberg et les Maîtres Graveurs, le sceau conserva sa valeur juridique et le tampon se développa dans l’administration et le commerce, sans toutefois connaître d’innovation majeure. Au 19ème siècle, une tentative d’amélioration grâce au caoutchouc échoua du fait des caractéristiques mécaniques de la matière, alors trop molle et qui ne conservait pas les formes.

Sous l’impulsion du directeur de l’unique fabricant américain de caoutchouc au 19ème siècle, Charles Goodyear va alors révolutionner cette industrie en 1839. En effet, la difficulté vient du fait que le caoutchouc résiste mal aux écarts de température : il devient mou lorsque la température est élevée et dur quand il fait froid. Il mit au moins le procédé de vulcanisation pour stabilier le caoutchouc et pouvoir, dans le cas du tampon d’entreprise d’aujourd’hui, conservé son empreinte et allonger sa durée de vie. Cette innovation et les suivantes, comme le châssis métallique, la cassette d’encre ou les matériaux synthétiques, vont changer le paysage du tampon et des cachets d’entreprise.

Dès lors le sceau et le tampon perdent leur qualité juridique de signature, même si la justice ou autres s’en servent pour « sceller » documents, colis ouverts, compteurs d’eau ou scènes de crime. Le tampon produit en série devient également personnalisable pour s’adapter à tous les usages. Parmi les principaux fabricants Trodat ou Reiner tiennent le haut du pavé en Europe et semblent plébiscité pour leur Deutche Qualität.

Samurain inkan en titane
Samurain, inkan en titane.

Il ne faut pas oublier le monde l’Art qui a également apprivoisé les tampons : le concept de la Tamponneuse repose en partie sur l’association du Tampographe Sardon et de la start-up. S’en est suivi une excellente de ligne tampons humoristiques – totalement utilisables au bureau ! Le scrapbooking et autres loisirs créatifs ont également propulsé le tampon sur le devant de la scène. Le Samurain, made in Japan tout en titane dans son fourreau, est un parfait exemple du tampon élevé en objet de luxe.